Le meilleur de 2018 : l’année en photos

En 2018, il y a eu de quoi faire pour ALIMA et nos partenaires. Nous avons fourni des soins médicaux et nutritionnels à certaines communautés parmi les plus vulnérables, tout en renforçant les capacités locales.

Grâce à votre soutien, plus de 1,5 million de personnes touchées par des crises telles que les conflits, les épidémies, l’insécurité alimentaire et les déplacements ont reçu des soins vitaux cette année. En parallèle, ALIMA a mené de la recherche de pointe, innovant continuellement afin de transformer la médecine humanitaire.

Fondamentalement, nous travaillons pour avoir un impact aujourd’hui, demain et pour l’avenir.

Chaque jour, nos équipes risquent leur vie pour soigner des patients, dans des endroits souvent très reculés et difficiles d’accès, où les besoins sont énormes. Partager leurs histoires n’est pas toujours facile. C’est pourquoi ALIMA collabore avec des photographes en vue de capturer des images du travail incroyable qui se fait sur le terrain, ainsi que de la force et de la résilience des patients dont nous prenons soin. Prenez plaisir à découvrir notre sélection!

Burkina Faso

« Je m’appelle Bernardin Koalga, mais on m’appelle « l’Inspecteur ». C’est ainsi que l’agent de santé de 40 ans du consortium ALIMA/SOS Medecins/Keoogo au Burkina Faso se présente. Le travail de Bernardin consiste à utiliser des « indices » pour retrouver les familles d’enfants qui n’ont pas suivi avec succès le programme de traitement de la malnutrition dans le district sanitaire de Yako. Sa mission : remettre tous les enfants malnutris sous traitement. ©WTYSL / ALIMA

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CAMEROUN

A l’hôpital de Mokolo, dans la région de l’extrême nord du Cameroun, le Dr. Christian s’occupe d’Ali, 3 mois, qui a été admis pour malnutrition et détresse respiratoire. La famille d’Ali a été forcée de fuir son domicile au Nigéria à la suite d’attaques perpétrées par des groupes armés. Ils vivent actuellement dans le camp de réfugiés de Minawao, où il peut être difficile de trouver de la nourriture. C’est la deuxième fois qu’Ali est soigné à l’hôpital depuis sa naissance. ©Alexis Huguet / ALIMA

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Un instant de tendresse – durant un moment par ailleurs inquiétant – entre un médecin et son patient à l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Mokolo, dans la région de l’extrême nord du Cameroun. Dawaï, âgée de dix mois, ne pesait que 5,6 kilogrammes à son admission, souffrait d’une forte fièvre et de convulsions. Elle sera finalement stabilisée et soignée ici, puis admise dans un programme de traitement de la malnutrition. ©Alexis Huguet /ALIMA

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République Centrafricaine

Bintu retrouve son nouveau bébé à l’hôpital de Boda, où l’équipe médicale d’ALIMA l’a aidée à accoucher à la maternité. La République centrafricaine se classe au deuxième rang mondial des plus forts taux de mortalité maternelle et mortalité infantile. En effet, une naissance sans risque est loin d’être une évidence dans un pays où près de la moitié des structures sanitaires ont été endommagées ou détruites par le conflit actuel. ©Monica Pinna

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Tchad

A l’hôpital de l’amitié Tchad – Chine à N’Djamena, les mères sont formées pour dépister depuis chez elles les premiers signes de malnutrition de leurs enfants, à l’aide d’un brassard tricolore – périmètre brachial -, connu sous le nom de MUAC. Chaque année, la capitale est frappée par un pic de malnutrition – de nombreux enfants arrivent à des stades avancés de la maladie. Sur cette photo, les agents de santé montrent à Saïda, mère de Shérif âgé de 12 mois, comment mesurer le bras de son fils. Shérif a été admis à l’hôpital, souffrant de malnutrition aiguë sévère et de diarrhée. Depuis, il a pris du poids et pourra bientôt sortir. Ils rentreront chez eux avec un bracelet MUAC. ©Adrienne Surprenant / ALIMA

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Au centre de santé de Ndjari à N’Djamena, Mariam, mère de trois enfants, tient contre elle sa fille Hadidja, 9 mois, qui souffre de paludisme et qui a perdu beaucoup de poids. Elle fera aussi l’objet d’un test de dépistage de la malnutrition. Chaque année, au plus fort du pic de malnutrition, le centre de santé accueille entre 40 et 50 admissions par jour. ©Adrienne Surprenant / ALIMA

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République démocratique du Congo

Suite à l’alerte d’un cas suspecté d’avoir le virus Ebola en juin dernier dans le village de Mpombo, situé dans la province de l’Equateur en RDC, un patient est transféré au Centre de Traitement Ebola d’ALIMA à Itipo. Itipo est une région forestière particulièrement isolée de l’est de la RDC, à quelques heures de route de la ville la plus proche. De nombreux villages ne sont accessibles qu’en moto, ce qui rend difficile la livraison des fournitures médicales. ©Caroline Thirion / ALIMA

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Kasaï

Symphorose Mboya est l’infirmière en chef de l’Unité Nutritionnelle Thérapeutique Intensive d’ALIMA à l’hôpital Ditekemena de Thispaka, dans la région du Kasaï en RDC. Elle enregistre et inscrit ici la taille, le poids ainsi que d’autres données médicales concernant les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Depuis août 2016, la région fait face à un niveau d’insécurité élevé, dû aux affrontements entre groupes armés et forces armées congolaises, ainsi qu’aux tensions interethniques majeures. Plus de 1,4 million de personnes ont été déplacées: le manque d’accès à des soins de santé, à de la nourriture et à des abris adéquats a entraîné des taux alarmants de malnutrition chez les enfants. ©Alexis Huguet / ALIMA

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Nord-Kivu

Lorsqu’une épidémie d’Ebola a été déclarée cette année dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en RDC, ALIMA a ouvert un centre de traitement dans la ville de Béni pour traiter les patients suspects et confirmés. Le centre de traitement comprend neuf exemplaires du CUBE innovant d’ALIMA, une unité de soins d’urgence biosécurisée pour les épidémies de maladies hautement infectieuses. Le CUBE réduit notamment les risques de transmission pour les agents de santé qui peuvent effectuer en toute sécurité certains actes médicaux de l’extérieur, sans avoir à porter un Équipement de Protection Individuelle complet. Quant aux patients, ils se sentent moins isolés et peuvent recevoir des visites de leur famille, grâce aux parois transparentes. ©John Wessels / ALIMA

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Un médecin se prépare à entrer dans la « zone rouge » du Centre de Traitement Ebola d’ALIMA à Béni, pour soigner les patients infectés par le virus. Tout le personnel de santé qui entre doit porter un Équipement de Protection Individuelle complet, afin de limiter le risque de contamination. ©John Wessels / ALIMA

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Guinée

Dans le cadre de l’essai clinique PREVAC, qui vise à étudier l’efficacité de deux stratégies vaccinales contre la maladie d’Ebola, Foromo Kpakpavogui, technicien de laboratoire au centre de recherche de Landreah, isole un certain type de cellules sanguines pour analyser la réponse du système immunitaire cellulaire du patient face au vaccin. Plus de 2 300 personnes ont été enrôlées en Guinée depuis le début de l’essai en 2017. ©Anne-Gaelle Borg / ALIMA

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Mali

A l’hôpital de Dioila dans la région de Koulikoro au Mali, un agent de santé se prépare à effectuer un prélèvement sanguin sur un patient. ©Nana Kofi Acquah / ALIMA

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Niger

Le voyage n’est pas toujours évident. Les équipes médicales de la région de Zinder, au Niger, doivent se rendre loin à l’intérieur du désert pour atteindre des villages reculés, où elles fournissent des soins médicaux et nutritionnels aux femmes enceintes et aux enfants. Cela comprend notamment le programme 1 000 jours d’ALIMA, qui repense les soins maternels et infantiles en offrant un ensemble complet et gratuit de soins prénatals et postnatals aux femmes enceintes et à leurs enfants, jusqu’à l’âge de deux ans. ©Jennifer Lazuta / ALIMA

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Warssou tient dans ses bras son fils de 17 mois, Amnou, qui est inscrit au programme 1000 jours dans le village de Boulbaram, dans la région de Zinder au Niger. « Depuis sa naissance, nous avons grandement bénéficié de ce programme. Même avant qu’il naisse, ils m’ont aidée lors des consultations prénatales et durant l’accouchement. Maintenant, il a reçu tous ses vaccins et reçoit de la nourriture [thérapeutique supplémentaire] chaque mois. S’il est malade, le médicament est gratuit. Avec mes autres enfants, je ne pouvais pas m’offrir de tels soins. Ils ont beaucoup souffert. Mais Amnou, il est en très bonne santé. » ©Jennifer Lazuta / ALIMA

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Nigeria

Dans les alentours de Maiduguri à Muna, dans l’Etat de Borno, au nord-est du Nigéria, de nombreuses personnes déplacées internes sont venues se réfugier et vivent depuis plusieurs années dans des camps comme celui-ci, le camp de Dalti, aux conditions de vie précaires. ALIMA a ouvert un centre médical juste à côté pour assurer des soins médicaux de proximité à ceux qui en ont le plus besoin. ©WTYSL / ALIMA

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A Monguno, au nord-est du Nigéria – en proie à de réguliers incidents poussant bon nombre de personnes à se déplacer -, ALIMA est l’une des premières ONG à avoir ouvert un centre médical et à fournir ainsi des soins primaires et secondaires à des populations extrêmement vulnérables. Dans notre centre de santé maternelle et infantile, les équipes médicales sont en mesure d’effectuer des consultations prénatales et postnatales, des accouchements y compris avec complications, réduisant ainsi le taux de mortalité maternelle et infantile. ©WTYSL / ALIMA

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Fièvre de Lassa

En réponse à l’épidémie de fièvre de Lassa la plus importante jamais enregistrée au Nigéria, ALIMA a lancé une intervention d’urgence pour soutenir les autorités sanitaires locales dans les deux États les plus touchés – Ondo et Edo. Cette intervention comprenait notamment la prise en charge des cas, la protection et la formation du personnel hospitalier, la facilitation des diagnostics et le soutien aux mesures prises au sein de la collectivité pour contrôler la transmission de cette maladie hémorragique. ©Etinosa Yvonne / ALIMA

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Soudan du Sud

A l’hôpital de Raja, dans l’État du Bahr El Ghazal occidental, où les équipes médicales d’ALIMA offrent des consultations pédiatriques gratuites pour les enfants de moins de 15 ans et soutiennent les unités d’hospitalisation et de soins intensifs pédiatriques, les cas complexes de paludisme représentaient 62 % des hospitalisations en mai dernier. Pendant le pic le plus élevé de la saison du paludisme, qui se produit normalement d’août à octobre, il est possible de voir le nombre moyen de patients doubler dans le service pédiatrique. Ici, un agent de santé enregistre les résultats d’un test de diagnostic rapide du paludisme. ©Eymeric Laurent-Gascoin / ALIMA

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“Depuis le début du conflit, il est devenu difficile de trouver les médicaments dont j’ai besoin. La plupart du temps, il ne sont pas disponibles et quand il le sont, je n’ai pas toujours assez d’argent pour me le permettre.”

Malia

Malia prend des médicaments contre les crises d’épilepsie depuis 2003. En janvier 2018, alors qu’elle préparait le repas tout en portant Rita, sa fille âgée d’un mois, dans un bras, elle a commencé à convulser. Le chaudron d’eau bouillante s’est renversé, brûlant Rita. Malia est tombée dans le feu et s’est brûlé les jambes. La mère et la fille ont été toutes les deux emmenées d’urgence à l’hôpital de Raja, où elles ont reçu des soins d’urgence. Elles se sont depuis remises de leurs blessures. ©Eymeric Laurent-Gascoin / ALIMA

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Cover photo: © Alexis Huguet / ALIMA