VaccinesWork, le média de Gavi, a interrogé un médecin d’ALIMA sur les centres de traitement d’Ebola (CTE), souvent entourés de peurs et d’idées reçues. Le Dr Gabriel Muhehe Tshiwisa, référent médical au Département Urgences et Développement d’ALIMA, a passé près de deux mois à Bunia, en République démocratique du Congo (RDC). Il y a participé à la riposte à l’épidémie.
Il y détaille la prise en charge, étape par étape. Les soins commencent dès l’arrivée, sans attendre le résultat du test. Les cas suspects et confirmés sont séparés, et des psychologues accompagnent les patients et leurs familles. Il n’existe pas d’antiviral spécifique contre le virus Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle. Les équipes traitent donc les symptômes et surveillent de près chaque complication. ALIMA et ses partenaires testent par ailleurs de nouvelles molécules contre ce virus.
Le médecin décrit aussi le centre de Rwampara mis en place par ALIMA. Grâce à des cloisons transparentes, les patients voient le visage des soignants et peuvent garder le lien avec leurs proches. Son message principal porte sur la rapidité : selon lui, la plupart des décès concernent des patients arrivés tardivement.
« Je comprends cette peur. Mais il existe de plus en plus de traitements efficaces, et il est possible de guérir la maladie. Elle n’est plus une condamnation à mort. » (Dr Gabriel Muhehe Tshiwisa, référent médical, ALIMA)
« En consultant sans attendre, vous vous donnez les meilleures chances possibles de guérison, tout en contribuant à protéger votre famille, votre communauté et le personnel soignant qui s’occupe de vous. » (Dr Gabriel Muhehe Tshiwisa, référent médical, ALIMA)
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