Une donatrice testamentaire à l’honneur : Leslie Roberts raconte comment sa carrière de journaliste a façonné son lien avec ALIMA

Journaliste spécialisée en santé mondiale, Leslie Roberts a découvert ALIMA à bord d’un hélicoptère au Nigeria, en 2017. Donatrice fidèle, elle a choisi d’aller plus loin en faisant un legs testamentaire. À l’occasion de la Journée du legs, elle raconte ce qui l’a convaincue.

À l’occasion de la Journée du legs (Legacy Giving Day), ALIMA s’est entretenue avec Leslie Roberts, qui nous soutient de longue date et s’est engagée comme donatrice testamentaire. Journaliste indépendante primée, spécialisée dans les sciences et la santé mondiale, elle a passé sa carrière à réaliser des reportages sur le terrain au cœur des régions en crise. Elle revient sur la façon dont ses expériences, notamment sa première rencontre avec ALIMA, ont façonné sa compréhension de l’aide humanitaire et sa propre relation à la philanthropie. Retrouvez ci-dessous notre entretien complet avec Leslie.

Photo Portrait Leslie Roberts

Pouvez-vous nous ramener au moment où vous avez entendu parler d’ALIMA pour la première fois ? Il paraît qu’un hélicoptère était impliqué.

J’ai rencontré ALIMA pour la première fois à bord d’un hélicoptère, en 2017, alors que je me trouvais dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, bastion du groupe terroriste Boko Haram, pour couvrir la crise humanitaire.

L’Organisation mondiale de la santé avait organisé notre vol, celui de mon photographe et le mien, à bord d’un hélicoptère des Nations Unies, jusqu’à Monguno, une ville récemment libérée de Boko Haram. Toutes les autres personnes à bord portaient des T-shirts arborant le logo d’ALIMA, que je ne connaissais pas. Pendant les quelques minutes de silence avant le décollage, j’ai demandé ce qu’était ALIMA. 

Il s’est avéré qu’ ALIMA était la première organisation humanitaire à entrer à Monguno et à fournir des services à des personnes qui en étaient privées depuis si longtemps.

De retour à Washington, DC, je me suis renseignée sur ALIMA et ce que j’ai lu m’a impressionnée.

C’est une rencontre vraiment incroyable. Qu’est-ce qui, dans la mission et le modèle d’ALIMA, a trouvé un écho en vous ?

Le modèle d’ALIMA m’a semblé différent. Plutôt que de faire des allers-retours en zone de crise, comme le font d’autres ONG internationales, ALIMA collabore en partenariat avec des ONG locales. Son siège est au Sénégal, et non en Europe ou aux États-Unis. La plupart du personnel sur le terrain est local. 

J’ai fait un petit don et, sur le formulaire de don, une question demandait comment j’avais entendu parler d’ALIMA. Je leur ai raconté et j’ai reçu en retour un très aimable message de Charlie Kunzer, alors en charge de la direction exécutive.

Comment votre relation avec ALIMA s’est-elle développée après ce premier don ?

J’ai ensuite eu l’occasion de visiter la clinique d’ALIMA à Maiduguri, dans l’État de Borno, et de découvrir son approche innovante et empreinte de compassion pour traiter la malnutrition aiguë chez les enfants. Alors que j’écrivais sur une épidémie sans précédent de fièvre de Lassa au Nigeria, l’un des principaux experts que j’ai interviewés était un chercheur d’ALIMA travaillant sur place.

Depuis, je suis restée en contact avec Charlie. J’ai participé à de petits événements à Washington, DC, où j’ai pu rencontrer l’équipe de direction et les scientifiques d’ALIMA et mieux comprendre l’étendue de ses activités et de ses recherches.

Vous avez passé votre carrière à couvrir la santé publique et la santé mondiale. Comment ce parcours a-t-il façonné votre regard sur l’aide humanitaire et sur la destination que vous souhaitez donner à vos propres ressources ?

Mes décennies passées à écrire sur la santé mondiale ont profondément influencé mes dons philanthropiques. Mon travail m’a conduite dans des communautés démunies du monde entier, où les gens font face à la faim et à la maladie, aux conflits et aux déplacements, et souvent à une absence totale de soins de santé. J’ai ainsi pris la mesure de l’ampleur des besoins et du rôle essentiel que jouent des ONG comme ALIMA, ce qui a renforcé mon désir de donner plus généreusement. 

“Dès le départ, ce qui m’a inspirée, c’est qu’ALIMA mène une recherche rigoureuse en plus de répondre aux crises et aux privations persistantes dans tout le Sahel.”

Et en tant que journaliste scientifique, l’une de mes priorités est de comprendre comment mes contributions sont utilisées. Sont-elles employées à bon escient, de la manière la plus efficace ? Et existe-t-il un moyen de contribuer à l’avancée de la science humanitaire, à l’étude de ce qui fonctionne réellement sur le terrain, ou au soutien de travaux sur des vaccins dont on a cruellement besoin ? 

Dès le départ, ce qui m’a inspirée, c’est qu’ALIMA mène une recherche rigoureuse en plus de répondre aux crises et aux privations persistantes dans tout le Sahel. Ses travaux sur la fièvre de Lassa, un fléau méconnu d’Afrique de l’Ouest, en sont un exemple… Le plus connu est peut-être le CUBE Ebola mis au point lors de la dernière épidémie de grande ampleur.

Après des années de dons réguliers, vous avez décidé de devenir donatrice testamentaire en incluant ALIMA dans votre planification successorale. Qu’est-ce qui vous a poussée à aller plus loin et à prendre cet engagement ?

En tant que soutien de longue date d’ALIMA, je savais que mes priorités ne changeraient pas. Alors pourquoi ne pas mettre cet argent de côté dès maintenant, pour permettre à ALIMA de planifier sur le long terme ?

D’autres ONG internationales font elles aussi un excellent travail, et je les soutiens à une moindre échelle. Mais la plupart sont mieux connues et disposent de plus de financements qu’ALIMA, et j’ai le sentiment que mes contributions, bien qu’elles comptent, ont globalement moins d’impact.

Merci de la confiance que vous nous accordez avec votre don. Si vous pouviez voir l’impact de votre don dans 50 ans, à quoi souhaiteriez-vous qu’il ressemble ?

Je souhaite que cela aide une ONG plus petite et innovante à grandir et développer ses activités selon ses propres choix. Peut-être aura-t-elle envie de s’étendre à de nouveaux domaines ou régions, si les financements le permettent ? Je serais ravie que ma contribution aide à y parvenir.

En savoir plus sur les legs

Ce qui a commencé par une rencontre fortuite à bord d’un hélicoptère au Nigeria est devenu un engagement qui survivra à Leslie. Si ce témoignage vous parle, nous serions ravis d’échanger avec vous sur la préparation de votre propre legs. 

Cliquez ici pour en savoir plus, ou contactez directement alexandra.seidel-lauer@alima.ngo